parkings : homothétie et répétition

"'Homothétie : n.f. Transformation qui fait correspondre à tout point de l’espace un autre point dans un rapport constant avec le premier, par rapport à un point fixe.
Répétition : n.f. Fait d’être dit, exprimé plusieurs fois.'"

dictionnaire Le Robert

"L’intention est de travailler sur la société de consommation et le type d’espaces qu’elle peut produire. Les parkings illustrent particulièrement bien ce propos car au delà des lieux-même de consommation, ils mettent en évidence les sacrifices que la société est prête à leur concéder."

"La ville-voiture a donc trouvé sa place en périphérie. Les grands espaces disponibles ont permis l’hégémonie de la voiture sur l’architecture. Le cas des zones commerciales est frappant tant tout est composé de manière à permettre à la voiture de se rendre d’un point à un autre. Les parkings sont une conséquence de cet urbanisme du déplacement."

"« Si un lieu peut se définir comme identitaire, relationnel et historique, un espace qui ne peut se définir ni comme identitaire, ni comme relationnel, ni comme historique définira un non-lieu. » Marc Augé inclut dans ce qu'il appelle les non-lieux tous les espaces nécessaires à la circulation rapide des personnes et des biens. Les parkings sont des non-lieux dans la mesure où ils sont indispensable pour stocker les voitures à l’endroit où la route s’arrête. Ce sont des espaces sans identités, ils se ressemblent tous, il est difficiles d’en diférencier un seul parmi les autres. Ils ne sont pas fait pour les rencontres, les gens ne font que les traverser et enfin ils n’ont pas d’histoire; ils sont jeunes de moins de 50ans et n’ont pas évolué depuis."

"Les parkings subissent une contradiction constante, à l’image du conflit
permanent entre la ville et la voiture. La croissance des trente glorieuses est achevée depuis maintenant 30 ans et la place de la voiture dans nos vies se heurte à des limites éthiques et esthétiques."

"Doit-on bannir de nos villes un type d’espace, comme s’il avait été l’erreur
d’un urbanisme technicien? Quel sens pouvons-nous lui donner? Au delà de la banalité de sa répétition, comment est-il possible de percevoir une poésie dans les parkings? Enfin, comment cette perception poétique peut-elle être porteuse d’une évolution de la typologie?"